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Collection |
MALLE
Anonyme
Bois et cuir
XVIIiè et XIXè siècles
Longueur 0,50 m largeur 0,25 m et hauteur 0,21 mètres.
Reg.05-003
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Les malles étaient des meubles creux de diverses formes et qui servaient à conserver les vêtements, le tissu, les bijoux, l'argent, les documents, les objets précieux, les outils, la vaisselle etc. Selon leur taille, elles pouvaient servir de lits, de tables, de comptoirs ou de bancs. A la fin du XIIIè siècle, la malle est plus particulièrement un coffre de petite taille, au couvercle arrondi et que l'on peut transporter sur les hanches de sa monture. Les charpentiers, tailleurs et ébénistes étaient chargés de fabriquer ces coffres.
Cette malle cloutée, en bois et cuir, appartint à Simón Bolívar. La tradition veut qu'il l'ait emmenée dans les batailles du Sud. A compter de sa mort, en 1830, elle sera gardée jalousement à Santa Marta par la notaire José Constantino Noguera y Correa qui avait certifié le testament de Bolívar et s'était chargé de l'inventaire des biens du héros. Elle est donnée à la Quinta par un descendant du notaire, M. Luis Noguera, au moment de la fondation du musée en 1922. |
Vue panoramique de Bogota
HARRIS J. Aquarelliste; AUSTIN C.F.T. dessinateur
1851, lithographie couleur sur papier
64x70cm |
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Image liée au courant esthétique que le baron Humboldt avait impulsé au début du XIXè siècle et qui cherchait à exalter le paysage. Ces artistes appartiennent à la pléiade de paysagistes et de voyageurs britanniques et français qui visitèrent la Colombie entre 1840 et 1860 sur les traces du savant allemand. Cette vue est singulière en ce qu'elle ne présente pas seulement le profil urbain et architectural de la ville, mais aussi son environnement culturel et paysager sans égal.
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Lit du Libertador
Anonyme
Bois
Hauteur 153 cm. Longueur 190 cm. Largeur 130 cm.
Registre: 04-002
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La tradition veut qu'elle ait été offerte au Libertador par un ami anglais et que ce soit sur elle qu'il dormît durant la nuit de la conspiration de septembre, ce qui suppose qu'elle fît partie du mobilier de palais de San Carlos, comme de nombreuses autres pièces de la collection bolivarienne de la Quinta.
«… A peine m'eurent-ils vue, ils se saisirent de moi et me demandèrent: "Où est Bolívar?": je leur répondis qu'au Conseil, première idée qui me vint à l'esprit; ils fouillèrent soigneusement la première pièce, et en passant dans la seconde et voyant la fenêtre ouverte, ils s'exclamaient, "il a fui, il s'est sauvé!". Moi je leur disais: "Non messieurs, il n'a pas fui, il se trouve en Conseil"; "et pourquoi la fenêtre est-elle ouverte?", "je viens moi-même de l'ouvrir afin de comprendre quel était ce bruit". Certains me croyaient et d'autres entrèrent dans la seconde chambre, touchant le lit encore chaud et se désespérèrent encore plus, malgré toutes les assurances que je leur prodiguais quant au fait que j'étais allongée dans l'attente de sa sortie du Conseil, quand je lui ferais prendre un bain…
Ses traits sont réguliers et nobles, son regard brûle d'un feu extraordinaire».
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Simón Bolívar en 1826
José María Burbano
(actif à Medellin en 1816 et à Tunja en 1825)
HUILE SUR TOILE
Dimensions 77x67 cm
Registre: 03-155.
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En 1826 Bolívar se considère comme un homme politique et un administrateur. L'étape militaire est close et l'heure est aux opérations politiques dans lesquelles il se distingue comme un grand homme d'Etat et penseur. Il est rentré des pays du Sud en novembre de cette même année, pour passer ensuite au Venezuela. Le portrait est commandé par un admirateur appelé José Antonio Chávez, recteur du conseil académique de Tunja. |
Ecritoire
Anonyme
Fonte et argent
XIXè siècle
Dimensions:
Hauteur 13 cm. Largeur 23 cm. Longueur 23 cm.
Registre: 03-046
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Cet ensemble en argent compte sept pièces, trois encriers, un porte-plume, une cloche et un plateau. Il fit partie de la collection d'Alberto Urdaneta et, en 1944, fut acquis par la Quinta de Bolívar grâce au Fonds Eduardo Santos.
(…)" La plume est un fidèle instrument pour transmettre librement les sentiments sincères qu'inspire l'admiration! Si la flatterie est un poison fatal aux âmes viles, les éloges dus au mérite alimentent les âmes sublimes.»
Cet objet important de la collection de la Maison-Musée évoque l'activité épistolaire et littéraire du Libertador. Grâce à son goût pour la littérature, Bolívar développa un style brillant et clair dénotant la parfaite assimilation des meilleurs écrivains qui alimentèrent son esprit.
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Soupière
Anonyme
Registre: 05-450
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Soupière n'ayant pas appartenu au Libertador. Elle porte l'inscription "Quinta de Bolívar".
Nous ne disposons toujours pas d'informations. Cette soupière acquise récemment présente une inscription "Quinta de Bolívar", et s'il est certain qu'elle n'appartint pas au Libertador elle put faire partie des objets utilisés dans cette maison à un quelconque moment de son histoire postérieure.
José Caicedo Rojas raconte que Bolívar commanda un service de vaisselle de l'étranger, et que:
(…) Le capitaine Emigdio Briceño fut chargé de le faire arriver jusqu'à Bogota. Il arriva en effet à la Quinta, et le Libertador voulut assister à son déballage. Douloureuse fut la surprise de tous ceux qui se trouvaient ici, en découvrant tant de ravages! Pas une seule pièce n'était arrivée entière: toutes étaient réduites à de menus fragments (…) Bolívar, les bras ballants et le regard fixe, contemplait les restes d'une si jolie vaisselle. Briceño se trouvait plein de confusion parce que la responsabilité de désastre lui incombait en partie, (…) et il n'avait pas mis tout le soin nécessaire à éviter les dégâts en chemin… Bolívar lui dit sur un ton railleur.
… capitaine, choisissez quelques pièces et emmenez-les… n'avez-vous pas quelque amante à qui les offrir? Ceci sera le prix du service que vous m'avez rendu.
Briceño vit dans cette moquerie une remontrance amicale que lui faisait le libertador, et il ne sut quoi répondre.
«Pour juger des révolutions et de leurs auteurs, il faut les observer de très près et les juger de très loin». Simón Bolívar.
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Horloge de bronze
Anonyme
Fonte
XIXè siècle
Dimensions
Registre: 05-044

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Il s'agit d'un pendule du début du XIXè siècle, il arbore quatre effigies de citoyens romains et un panonceau à demi-effacé sur lequel est écrit "Palais du Libertador Simón Bolívar". Ces figures copient une œuvre du peintre Jacques-Louis David (1748-1825) connue comme Le Serment des Horaces, œuvre militante interprétée comme une scène militaire à message politique où les trois frères Horaces jurent à leur père de défendre Rome contre les Curiaces albains. Ce type de peinture devint très populaire sous la forme d'objets décoratifs, produits en série comme certaines horloges dont on trouve un exemplaire dans le Salon du Poêle de la Quinta. Cette horloge fit partie du mobilier du palais de San Carlos (ancien siège du gouvernement) pendant la présidence de Bolívar. Elle passa ensuite au Musée National de Colombie, puis arriva à la Quinta en 1924 afin de compléter la collection bolivarienne.. |
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L'épée des rêves

En passant en revue de livre d'or de la Quinta de Bolívar, on peut remarquer un fait curieux. Parmi tous les objets de la collection de la Quinta qui appartinrent au Libertador, il en est un que l'on réclame plus que tout autre. Curieusement cet objet ne se trouve plus sur place, d'où la nécessité de lui consacrer quelques développements. L'épée de Bolívar est devenue l'une des antiquités les plus célèbres du pays depuis les années 1970 et pourtant, aucune personne née avant cette décennie ne l'a jamais vue. Ainsi, une simple pièce de musée a pris une place fondamentale dans la culture colombienne, parce qu'elle a pu bâtir toute une légende autour d'elle-même et, de cette façon, devenir un élément d'union dans une nation qui a en tellement besoin.
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